Sélectionner une page

Les escaliers en rocaille.

Pour les rocailleurs, les escaliers occupent une fonction importante dans la décoration tout comme les autres éléments architecturaux destinés à être vus. Trois des escaliers présentés ci-dessous, en photos, possèdent une main courante en imitation de bambou (fig.24 N°3 et 26). Ces escaliers furent construits entre 1930 et 1940. Ils sont l’œuvre d’Elie Pineau. La photo (fig.27) montre un autre escalier, celui de l’hôtel Plaisance à Vitrac (Dordogne) qui permet d’accéder à la terrasse du restaurant depuis la chaussée, réalisée également par Elie Pineau. Pour l’anecdote, Jacques Pineau, petit-fils d’Elie me racontait que la grand-mère de l’hôtel Plaisance se souvenait d’un « gamin » qui aidait son père, lui passait les outils etc. Ce gamin qui n’était autre que Lucien, le père de Jacques Pineau, est né en 1912. La rocaille ne peut donc pas être antérieure à cette date, on peut situer sa construction au début des années 1920 environ.

Fig. 24 – Escaliers de deux maisons voisines. La miniature 2 montre un détail souvent présent dans les rocailles, une plaque qui raccorde deux éléments, ici le limon de l’escalier et un balustre, la photo 3 présente une main courante en faux bambou, Terrasson, Dordogne.

Fig. 24 – Escaliers de deux maisons voisines. La miniature 2 montre un détail souvent présent dans les rocailles, une plaque qui raccorde deux éléments, ici le limon de l’escalier et un balustre, la photo 3 présente une main courante en faux bambou, Terrasson, Dordogne.

Fig. 25 – Détail de la fig.24 N°1, à gauche le mâchefer est bien visible à l’intérieur d’un pilier qui soutient le palier de l’escalier. La photo 2 montre le chaînage de la maison qui comprend des faux angles en saillie de plusieurs centimètres. Il est probable que les murs de cette habitation étaient destinés à être enduits en recouvrant totalement la pierre. L’enduit devait venir mourir à fleur des faux angles.

Fig. 25 – Détail de la fig.24 N°1, à gauche le mâchefer est bien visible à l’intérieur d’un pilier qui soutient le palier de l’escalier. La photo 2 montre le chaînage de la maison qui comprend des faux angles en saillie de plusieurs centimètres. Il est probable que les murs de cette habitation étaient destinés à être enduits en recouvrant totalement la pierre. L’enduit devait venir mourir à fleur des faux angles.

Fig. 26 – Deux escaliers dans une même rue de Terrasson dont les mains courantes sont en faux bambou, réalisations Elie Pineau. La construction de la première photo date de 1936, témoignage de Mme Rey Jal, la propriétaire.

Fig. 26 – Deux escaliers dans une même rue de Terrasson dont les mains courantes sont en faux bambou, réalisations Elie Pineau. La construction de la première photo date de 1936, témoignage de Mme Rey Jal, la propriétaire.

Fig. 27 – Escalier de l’hôtel Plaisance qui relie la chaussée directement à la terrasse du restaurant, réalisation Elie Pineau aux environs de 1920, Dordogne.

Fig. 27 – Escalier de l’hôtel Plaisance qui relie la chaussée directement à la terrasse du restaurant, réalisation Elie Pineau aux environs de 1920, Dordogne.

Fig. 28 – Rambardes d’escalier à Beynac (1), Dordogne et à « Les Junies » (2), Lot.

Fig. 28 – Rambardes d’escalier à Beynac (1), Dordogne et à « Les Junies » (2), Lot.

L’ensemble réalisé (fig.29), se situe à Lalinde, maison de « La porte des Marty ». Cette composition comprend, sur la gauche de la façade sud du bâtiment, un balcon à l’étage. De la maison, une porte permet d’accéder sur un balcon qui repose sur quatre troncs d’arbre qui forment les piliers. Un escalier soutenu par deux troncs descend directement dans le jardin. L’escalier se termine par deux rocailles formant deux sièges sculptés dans des grosses billes de troncs d’arbres qui se font face. L’un des troncs porte le millésime de 1890, gravé dans le ciment, bien exposé aux regards des passants, ce qui était sans doute l’objectif du rocailleur. Les sièges rappellent ceux de Lembras Voir la photo (fig.21). On peut voir un « bac » en rocaille posé derrière la première pile.

Fig. 29 – Rocailles de la maison de la « Porte des Marty » à Lalinde, très bel ensemble d’architecture rustique dont un tronc porte le millésime de 1890, propriété de Brian et Cheri Hewitt.

Fig. 29 – Rocailles de la maison de la « Porte des Marty » à Lalinde, très bel ensemble d’architecture rustique dont un tronc porte le millésime de 1890, propriété de Brian et Cheri Hewitt.

Reproduction interdite