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Les artisans rocailleurs.

En 1893, l’abbé Bouillet de la Société française d’archéologie, à Caen, apporte une contribution importante à la Société des Beaux Arts. Cette contribution s’intitule « l’histoire de l’Art des Rocailleurs(12) ». Dès la première page, cette présentation établit un constat, celui que trois artistes cités par l’auteur « ont été sauvés par M. de Laborde de l’oubli dans lequel sont tombés la plupart de leurs semblables.(13) » L’auteur rappelle que cet Art dont l’Italie est le berceau s’est répandu en France « et pour ainsi dire dans toute l’Europe », il dresse ensuite une longue liste d’artistes français et de leurs œuvres ainsi qu’en Italie dont il ne tarie pas d’éloges à l’égard des œuvres et des artistes italiens. Les créations, dont il est fait référence, sont principalement des grottes artificielles dont l’auteur reprend la définition de l’encyclopédie de l’époque(14).
Cet Art, pratiqué par « l’élite » durant plusieurs siècles, va pouvoir s’exprimer différemment, évoluer, se modifier, trouver d’autres champs d’applications grâce à ceux qui auront à leur disposition de nouveaux outils, de nouveaux matériaux et bien sûr un contexte social et économique favorable. Ces nouvelles technologies, les artisans sauront les utiliser pour satisfaire les demandes de plus en plus importantes d’une clientèle issue de la petite bourgeoisie qui va réaliser son rêve de « campagne » mais aussi d’exotisme. Le désir de grandeur de ces nouveaux propriétaires s’exprimera surtout dans l’ornementation, le « paraître », cette « façon d’habiter » apportera aux pavillons qui se construisent autour des villes une décoration qui ne manquera pas d’imagination. La culture des couches populaires de la société, conjuguée à celle de cette nouvelle bourgeoisie, aura pour conséquence la naissance d’un « art populaire et rustique » adapté à la modernité et à la mode de son l’époque, celui des « Rocailleurs ». Le développement rapide de l’urbanisation participera à l’élan créateur et débordant de cette seconde moitié du XIXe siècle. A l’inverse d’aujourd’hui, dont la mode est à l’architecture « locale, de pays, traditionnelle, typique », dont on n’hésite pas d’ailleurs, à en inventer certaines spécificités, l’architecture rustique des rocailleurs s’exprime assez librement et de manière souvent fantaisiste. Les contraintes de l’artisan sont celles, éventuellement dictées par son client. Généralement l’artisan propose ses modèles, d’après un catalogue des réalisations qu’il a déjà lui même créés.
Qui sont ces artisans ? Souvent des maçons qui ont trouvé dans le mariage du ciment et du fer un nouveau moyen d’expression qui correspond à la demande de l’époque. Le maçon devient aussi cimentier, il va fabriquer des objets en ciment (armé ou pas), ce qui lui était impossible autrefois (des réservoirs d’eau, des bacs d’arrosage, lavoirs etc.). Les paysagistes, les jardiniers, spécialistes des aménagements des parcs et jardins, sont de fait directement concernés par les nouvelles technologies. Ces artisans ont des appellations diverses mais leurs prestations divergent aussi parfois : « rocailleur-cimentier, jardinier-rocailleur, maçon-rocailleur, cimentier ou cimenteur, rocheur, treillageur-rocailleur… ».

Fig. 2 – L’indicateur parisien, journal d’annonces, février 1870 (source Gallica).

Fig. 2 – L’indicateur parisien, journal d’annonces, février 1870 (source Gallica).

Fig. 3 – Extrait de l’annuaire du bâtiment, travaux publics et Arts industriel – 1903 (source Gallica).

Fig. 3 – Extrait de l’annuaire du bâtiment, travaux publics et Arts industriel – 1903 (source Gallica).

Cependant, le métier de « Rocailleur » est une profession bien reconnue et définie. Voici une définition issue du manuel des patrons et ouvriers justiciables des conseils des prud’hommes du département de la Seine (1851), par P.-G. Toussaint : « Rocailleurs. – Ouvriers qui emploient des morceaux de meulière poreuse, de pétrifications et de coquillages, sur un crépi de mortier ou de ciment, pour orner des soubassements de murs, faire des grottes et autres travaux de décoration pour les jardins. Pour l’indemnité de voyage et les prix de journée, ils suivent les mêmes conditions que les maçons. L’ouvrier qui exécuterait des modèles de grottes, de fontaines ou de rochers, pourrait demander un prix plus élevé. ». Il convient aussi d’ajouter à la brève énumération formulée plus haut et bien incomplète les maîtres artisans rocailleurs et les compagnons rocailleurs. La rocaille est souvent liée au développement de l’urbanisation des grandes villes mais nous trouvons aussi des rocailles en périphérie des villes de moyennes ou petites importances, dans des petits villages et parfois en milieu rural assez isolé. Si les modes naissent souvent dans les grandes villes, elles se répandent rapidement sur tout le territoire. Il existe des mouvements importants de population au XIXe siècle et pas uniquement de la campagne vers les grandes villes. L’influence des artistes italiens venus dans le sud-est de la France est considérable, sur 200 constructions recensées par Michel Racine(15), la moitié se situe à Marseille et ses environs.
Il est intéressant de noter que « la rocaille » était inconnue de certaines régions de France comme la Normandie. Cette région connaîtra pourtant une véritable « mode des rocailles » grâce aux Italiens qui possédaient une maîtrise des techniques de pointe liées au ciment-armé. Cette vogue de la rocaille s’est surtout répandue durant l’entre-deux-guerres. Les Italiens, désireux de prospérer, de faire connaître leur travail, utilisait la rocaille comme « vitrine » de leur savoir-faire et petit complément d’une activité plus importante(16).
Les jardins privés ne sont pas les seuls à bénéficier des avancées technologiques. Les aménagements urbains se développent considérablement au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les parcs et jardins publics se multiplient. Durant la décennie de 1860 à 1870, les décors en rocaille sont très populaires. Citons pour exemple, le « Parc des Buttes Chaumont(17)», sans doute le plus connu pour ses rocailles, aménagé entre 1864 et 1869, ouvert au public en 1867 lors de l’exposition universelle. Des formations rocheuses (bois de Boulogne), des terrasses, des passerelles, arbres et souches d’arbres, glissières de sécurité, clôtures, tables, bancs, chaises, ornent la plupart des parcs et jardins. Georges Lefèvre, conducteur des ponts et chaussées, chef de circonscription des services techniques municipaux de la ville de Paris, publie en 1897 un fascicule intitulé « Plantations d’alignement, promenades, parcs et jardins publics ». Le sixième paragraphe concerne les « Rochers, cascades, lacs, rivières, bassins etc. » dans lequel il souligne que « l’ouvrier rocailleur doit connaître son métier et avoir du goût. La surveillance portera surtout sur la tendance à l’emploi de gros cubes de matériaux, alors que, la plupart du temps, il suffit de plaquages peu épais de maçonnerie, les enduits de ciment donnant seuls à l’ouvrage l’effet cherché. D’ailleurs il est bon, pour les divers ouvrages du rocailleur, d’établir, préalablement à l’exécution, un modèle réduit au 1/10, par exemple, que l’on remet à l’ouvrier et auquel il doit strictement se conformer : on évite ainsi les mécomptes. Les outils du rocailleur sont à peu près ceux du maçon. Les pierres utilisées sont celles trouvées dans le pays, et les mortiers sont ceux de chaux, ou de ciment; les parements sont faits en ciment. Les maçonneries et les enduits des rochers, des piédroits et des voûtes, des grottes, des cascades, lacs, rivières, bassins, etc., sont exécutés dans les conditions fixées pour les autres travaux de ce genre; mais, quand il y aura lieu à parementer des murs en rocaille, des harpes nombreuses seront laissées pour que les parements ne soient pas de simples plaquages pouvant se détacher à tout moment. Les stalactites se construisent, au moyen de formes en fil de fer suspendues par des tiges de fer scellées dans les voûtes des grottes, et dans lesquelles on injecte du ciment liquide ; on obtient avec plusieurs couches de ciment un bloc homogène. Les stalagmites sont construites en maçonnerie et parementées avec du ciment liquide. »
Dans son ouvrage « Parcs et jardins(18)», le professeur Gressent explique aux lecteurs l’implantation des rochers dans un jardin et rend par la même occasion un vibrant hommage aux rocailleurs, lisons ce qu’il écrit : « La construction d’un rocher demande réflexion, en ce qu’elle entraîne souvent à une dépense assez, élevée. La première condition est d’avoir des pierres à sa portée ou à une petite distance. Quand il faut les faire venir de loin, le prix du rocher est incalculable. Lorsque les pierres se trouvent à une petite distance, il faut les grouper en rocher et construire en même temps des cavités pour les plantes qui doivent l’orner, ou y installer des conduits pour faire retomber l’eau en cascade. C’est l’affaire du rocailleur. N’essayez jamais de vous passer du rocailleur, quelque bon goût que vous ayez. La rocaille est un art dont il faut connaître tous les secrets et avoir la pratique pour arriver à quelque chose de bien. Tous nos rocailleurs sont artistes, je suis heureux de le constater. Chaque fois que j’ai eu besoin de leur concours, je n’ai eu qu’à leur indiquer l’emplacement et le caractère du rocher ou de la rocaille, et toujours l’exécution a été parfaite. Très souvent les propriétaires n’hésitent pas à dépenser des sommes élevées pour des travaux qu’ils conduisent eux-mêmes, et je dirai même presque toujours bien au-dessus de la valeur des travaux accomplis, et reculent devant les honoraires d’un architecte ou d’un artiste, ayant l’expérience, ne faisant jamais fausse route, faisant exécuter vivement et économiquement les travaux. On croit économiser quelques cents francs et l’on fait des milliers de francs de travaux en pure perte. L’économie du rocailleur est une ruine; elle se traduit, le plus souvent, par une dépense double, pour obtenir un tas de pierres à la place d’un rocher. »
Et plus loin nous pouvons lire un détail intéressant : « Rien de plus joli qu’un pont rustique. On en fait de toutes sortes, en bois rustique et même en ciment imitant le bois rustique. Les rocailleurs ont fait de ravissantes créations dans ce genre. Ces ponts sont très solides, mais ils reviennent à une certaine somme. ». L’extrait de phrase suivant « Et même en ciment imitant le bois rustique » interpelle, car il semble bien que la technique du « faux bois » celle-là même qui définit le plus l’œuvre des rocailleurs de nos jours, ne soit pas encore utilisée de manière très répandue avant 1880. La lecture d’un autre article, paru dans « le panthéon de l’industrie » en 1880, écrit par L. Brunéo, semble confirmer cette hypothèse. Il s’agit d’un reportage sur le travail d’un certain M.T. Richard, rocailleur dont les ateliers se situent au 46 boulevard Contrescarpe à Paris et qui dit ceci : « Peut-être apprenons-nous en ce moment à quelques-uns de nos lecteurs, que telle volière en bois, tel kiosque en bois, tel pont ou tel chalet de bois, exécutés par M. Richard, sont simplement du ciment, tant est parfaite l’imitation de l’écorce dégradée, du bois dénudé par place, des couches ligneuses disposées concentriquement sur les parties sciées, etc. C’est du bois, du vrai bois pour les yeux, mais c’est du bois juste à l’état de dégradation qui en complète l’effet pittoresque, du bois qui ne craint ni le ravage des vers, ni les dégradations de la pluie, de la gelée. » L’auteur de l’article semble révéler aux lecteurs l’existence de la technique du « faux bois » à travers les exemples cités. « L’avenir d’Arcachon », un journal local, en date du 21 avril 1895 parle du pavillon du bassin d’Arcachon dont « les rocailleurs construisent l’aquarium destiné à contenir les huîtres. ». « Le monde illustré » du 29 juin 1878 précise que « tous les rocailleurs ont rivalisé de zèle et d’habilité pour orner le mieux possible les vastes jardins du Champs de Mars » en regrettant toutefois que ces grottes artificielles qui servent d’abris contre les « ardeurs tropicales du soleil d’été » ne « soient pas plus nombreuses ».
Les expositions, sont très prisées des rocailleurs qui ne manquent pas de se faire remarquer, par exemple, en juin 1907, une exposition horticole avait été organisée par la ville de Lyon à l’occasion du concours national : Prix d’honneur des sections 1ère section (art des jardins). M. Favrier, rocailleur à Lyon. Nous apprenons dans le bulletin municipal de la ville de Paris, datée du 12 janvier 1886 qu’un certain M.Billard, paysagiste-rocailleur, admis à l’exposition internationale ouvrier, a demandé une subvention. Le 29 août 1880 a lieu une exposition d’horticulture et d’agriculture à Vincennes, P.F. Castel termine son article en écrivant « Cultivateurs, artistes, rocailleurs, amateurs et paysagistes, seront largement dédommagés de leurs voyages ». Le journal « l’Abeille » en date du 5 mai 1877 parle de l’exposition d’Angers qui se prépare et cite le travail des « rocailleurs » qui « ont fait merveille » au Palais de Justice qu’ils ont décoré « et une rivière-miniature répand déjà la fraîcheur dans le ravissant jardin qu’elle arrose ». Des rocailleurs sont membres de Sociétés d’horticulture, tel que par exemple M. Dominique Manfredi, cimenteur-rocailleur, admis le 7 juillet 1907 à la Société Centrale d’Horticulture de Nancy ou encore M. Tatoux F. Rocailleur, rue Nationale, Lille qui apparaît dans la liste des membres du cercle horticole de Roubaix en février 1895. En 1903, a lieu une exposition de jardins à Limoges, il est souligné que « tous les travaux de rochers sont dus à M. Bellandou de Nice, un de nos rares artistes rocailleurs qui sachent imiter la nature dans leurs diverses créations ». La Société d’Horticulture de France compte parmi ses membres un rocailleur qui deviendra très célèbre, Joseph Monier. Né le 8 novembre 1823 à St-Quentin La Poterie dans le Gard, il apprend le métier de jardinier. Il s’installe en 1863 à Paris où il crée deux ateliers de rocailleur. Il devient membre de la Société d’Horticulture de France le 24 mai 1866. Il soumettra aussitôt, à la critique de la Société, un « rocher » construit l’année précédente mais le rapport de celle-ci sera très négatif. En 1867 le 16 juillet, Monier prend un brevet d’invention « pour un système de caisses et bassins mobiles en fer et ciment, applicables à l’horticulture(19). ». Les allemands qui ont connu le ciment armé par Monier, lui en ont attribué l’invention et dans leur langue, « ciment armé » se traduit par Monier « Monierkonstruktion, Monier-Baute, Monier-Brucke etc. Monier mourut à Paris le 13 mars 1906.
Le travail des rocailleurs ne s’arrête pas à la décoration de l’architecture privée que nous avons évoquée au travers la progression des constructions pavillonnaires ou du domaine public avec les parcs et jardins, les zoos et tout ce qui concerne l’aménagement urbain. La rocaille va être aussi très appréciée par les gens d’église. Les fausses grottes dédiées à la Vierge ou à Notre Dame de Lourdes sont construites régulièrement, exemple celle de la paroisse de Saint-Rémy du Plain à Bazouges dans l’Ile et Vilaine qui ayant acquis un terrain s’occupait donc de « trouver des rocailleurs, ouvriers ayant l’habitude de ces travaux d’un genre spécial… ». La guerre frappant le pays, ce projet ne vit le jour que quelques années plus tard. Le 29 septembre 1894, « la semaine du diocèse » de Rouen, raconte dans son bulletin hebdomadaire, que « la dévotion à N.D. de Lourdes était favorisée exceptionnellement par l’érection récente d’une superbe grotte, vrai chef d’œuvre de l’Art du rocailleur dans la belle cour d’entrée du monastère. ». La rocaille est très souvent présente dans les cimetières. Des croix en faux bois sont dressées. Des caveaux en fausses pierres sont construits où parfois coexistent les imitations de moellons et de bois mélangées. Quant aux cimetières, le 11 mai 1901, dans « l’Express du midi », le conseil municipal de Marseille est très fortement critiqué. Ce conseil vient de créer « une nouvelle matière imposable », les cimetières seraient assujettis « au droit des étalages des magasins » et après un réquisitoire assez violent à l’encontre des conseillers, l’auteur (inconnu) termine par cette remarque intéressante « …et au même coup ils priveront de leur gagne-pain une catégorie nombreuse de travailleurs, jardiniers, rocailleurs, etc., qui vivent exclusivement de cette industrie. » Ce qui démontre bien que la présence de la rocaille dans les cimetières n’est pas qu’un fait passager ou isolé.
Dans l’almanach du commerce de Paris de 1813, la profession est déjà mentionnée en la personne de « Bonnamot, dit Lamarche, de maçonnerie rocailleuse, r. de la Vieille-Monnaie,28. ».

Fig. 4 – Almanach du commerce, 1813 (source Gallica).

Fig. 4 – Almanach du commerce, 1813 (source Gallica).

Dans les almanachs de 1833 et 1837 le nom de « Bonnamot oncle, rocailleur, r. St-Lazare, 18 » apparaît. On constate que le neveu a changé d’adresse, que tous les deux sont rocailleurs.

Fig. 5 – Almanach du commerce 1833 et 1837 (source Gallica).

Fig. 5 – Almanach du commerce 1833 et 1837 (source Gallica).

Fig. 6 – Exposition horticole Vincennes, 1980 (source Gallica).

Fig. 6 – Exposition horticole Vincennes, 1980 (source Gallica).

13 « … Ils se nommaient Jean le Roux, dit Picart, Dominique Florentin et Rogier Rogier. Voici, au surplus, les pièces qui nous ont conservé leurs noms… »
14 « GROTTE ARTIFICIELLE. Les grottes artificielles sont des bâtiments rustiques faits de la main des hommes, et qui imitent des grottes naturelles autant qu’on le juge à propos; on les décore au dehors d’architecture rustique; on les orne en dedans de statues et de jets d’eau; on y emploie les congélations, les pétrifications; les marcassites, les crystaux, les amétistes, le nacre, le corail, l’écume de fer, et généralement toutes sortes de minéraux fossiles et de coquillages; chaque nation porte ici son goût particulier; mais un des ouvrages les plus nobles et les plus achevés qu’il y ait eu en ce genre était la Grotte de Versailles, qui ne se voit plus qu’en estampe. »
15 Architecture rustique des rocailleurs, Michel Racine, édition du Moniteur, 1981.
16 Cahier des Annales de Normandie n°31, 2001. L’émigration–immigration italienne et les métiers du bâtiment en France et en Normandie : Actes de colloque de Caen (24-26 novembre 2000).
17 « Le légendaire gibet ayant disparu en 1789, les Buttes-Chaumont devinrent alors le réceptacle des immondices de Paris et le dépotoir des vidanges. Les carrières abandonnées servirent de retraite aux malfaiteurs. Le peu de sécurité du lieu, joint aux émanations putrescibles qui s’en dégageaient, éloignèrent forcément les habitants et furent un obstacle à l’extension de la ville de ce côté… » Jardins et parcs publics par Eug. Deny, Architecte-Paysagiste, Officier du Mérite agricole, Président du Comité de l’Art des Jardins à la Société nationale d’Horticulture de France. Paris, imprimerie Alcan-Lévy, 1893.
18 « Parcs et jardins », traité complet de la création des parcs et jardins, par Gressent professeur d’arboriculture et d’horticulture en 1880 deuxième édition.
19 Notons qu’un brevet identique fut délivré douze ans auparavant, le 30 janvier 1855, à Joseph-Louis Lambot né le22 mai 1814 mais que ce brevet avait été annulé faute de n’avoir pas été exploité pendant deux années consécutives suivant la loi du 5 juillet 1844.

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