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Le savoir-faire des rocailleurs.

La transmission du métier de rocailleur se faisait souvent de l’artisan directement à l’ouvrier qui, très jeune, apprenait le métier sur le tas. En 1913, le comité département de l’enseignement technique de la Seine a décidé la création de onze comités spéciaux d’enseignement technique correspondant à plusieurs groupes de professions. Le deuxième groupe, celui des bâtiments et travaux publics prévoit entre autre une formation de « cimentiers, rocailleurs ». En 1933, suivant un décret du 13 septembre, il est créé à Paris une chambre des métiers dont la circonscription s’étendra au département de la Seine. La répartition des métiers représentés et le nombre des artisans-maîtres et des artisans-compagnons sont fixés, par catégorie. Les rocailleurs appartiennent à la sixième catégorie, le nombre d’artisans -maîtres est fixé à quatre, celui d’artisans-compagnons à deux.
L’industrialisation du ciment et les nouveaux progrès (décors en ciment moulé), l’invention de la machine à projeter le béton en 1907 par l’inventeur américain Carl Akeley (notons pour l’exemple la construction du rocher de Vincennes en 1934), mais surtout les changements de mode, de style, vont contribuer à la disparation progressive de cette spécialisation. J’ai recueilli un témoignage au sujet d’une rocaille de balcon dont la date serait de 1956 (fig.17 photo 2), ce qui est assez tardif. La rocaille la plus récente que j’ai vue, pendant un séjour en Lozère, est située à Florac et porte le millésime de « 27-7-62 » (fig.7).

Fig. 7 – Forac en Lozère, décor sur enduit ciment « la bête du Gévaudan », millésime « 27.7.62 ».

Fig. 7 – Forac en Lozère, décor sur enduit ciment « la bête du Gévaudan », millésime « 27.7.62 ».

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